Alpine Club of Canada

ACC_Gazette_Spring2019_eGazette

Issue link: http://acc.uberflip.com/i/1091110

Contents of this Issue

Navigation

Page 9 of 31

10 The Alpine Club of Canada | Gazette | Spring 2019 Retour en Himalaya par Julie Muller — Nous avons presque tous notre liste de rêves à réaliser avant de mourir, un trait qui n'échappe pas aux alpinistes épris d'espaces éloignés et de hautes altitudes. Et bien que le CAC présente une liste d'itinéraires de rêve étendue en variété comme en préférences aux alpinistes, on peut croire que plusieurs rêvent de l'Himalaya, pour ses randonnées ou ses sommets. Julie Muller, membre de la section Calgary, a saisi l'occasion de retourner au Népal en automne 2017 avec le Alpine Club Global Adventure au pic Mera, partageant l'expérience avec son fils adulte. — Éd. A pprendre que le CAC proposait un voyage au pic Mera était comme la réalisation d'un rêve. Depuis que j'avais randonné le circuit Annapurna en 2004, je voulais retourner au Népal pour voir l'Everest et monter si possible à 6 000 mètres et pour moi, le trek au pic Mera avait ce potentiel! Notre groupe venait de partout au Canada avec quatre membres de l'Ouest et quatre membres de l'Est, sans oublier un couple du Massachusetts et d'autres rela‑ tions familiales, dont mon fils Tim avec moi, ainsi qu'une équipe père‑fille et une équipe père‑fils. L'équipe du CAC prov‑ enait toute de l'Ouest canadien, avec Sandy Walker (directrice), Ric Roe (directeur adjoint et médecin), Deryl Kelly (guide ACMG, vétéran de l›Everest, EMA et chef du service de secours de Parcs Canada), et Jim Gudjonson (guide ACMG). Le chemin le moins fréquenté Notre départ de Katmandou avec notre guide local (sirdar) Ang Tschering Sherpa et le voyage en jeep de 14 heures et 270 km vers Phaphlu était en soi une aventure. Plusieurs randonneurs débutent par un vol vers Lukla, mais notre itinéraire terrestre permettait de mieux nous acclimater et de traverser des jungles et des villages rare‑ ment observés. Puis le trekking a commencé. Les quatre jours suivants nous ont fait tra‑ verser des collines ondoyantes et boisées, et passer nos nuits dans la ville monastique de Taksindu, puis à Kharikhola, Panggom et Ningsow. C'est en approchant Taksindu que nous avons fait connaissance avec les sangsues locales — peu redoutables en fin de compte comme elles se détachent facile‑ ment et ne transmettent pas de maladies. En fait, j'échangerais une tique des Rocheuses pour une sangsue de l'Himalaya n'importe quand... L'étape suivante du voyage a été la plus difficile. Le parcours qui sépare Ningso du camp de Chhetrakhola traversait en jungle plusieurs crêtes et ravines abruptes et cannelées au fil de descentes et de montées constamment abruptes sur des marches en pierre de fabrication souvent dou‑ teuse. Nous n'y avons aperçu aucun autre bipède (humain ou autre) à l'exception, par chance, d'un langur gris, une espèce de singe. C'était un soulagement d'arriver enfin à notre camp de jungle à Chhetrakola et son décor magique d'immenses rochers couverts de mousse et de cascades voilées Ci-dessus : Remontée de la vallée du fleuve Hinku en direction de Kothe. | Above: Trekking up the Hinku River valley to Kothe. Photo Tim Jordison

Articles in this issue

view archives of Alpine Club of Canada - ACC_Gazette_Spring2019_eGazette