Alpine Club of Canada

Summer2016Gazette

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Recycle this Gazette Leave it at your Veterinarian's office 12 The Alpine Club of Canada Gazette Summer 2016 l'ours grizzli se trouvait au Manitoba et au Saskatchewan à un moment, jusqu'au bas du Mexique. Au Canada, on ne le trouve maintenant que dans l'est de l'Alberta, au Yukon, aux Territoires du Nord‑Ouest et en Colombie‑Britannique. Le grizzli est connu comme une espèce clé : une partie essentielle d'un écosystème sain. Il aide à disperser les semences, régule le gibier et est un pay‑ sagiste de la nature, entretenant la santé des plantes et du sol. Sa protection aide à protéger la santé du paysage. Malheureusement, le grizzli a aussi l'un des taux de reproduction les plus bas de la faune nord‑américaine. Les femelles ont leurs premiers petits entre cinq et huit ans, et ils restent avec elles pour au moins trois ans. Elles ne se reproduisent donc que tous les quatre ou cinq ans. Et quand l'espérance de vie d'un ours devrait être d'environ 25 ans, la plupart meurent beaucoup plus jeunes d'une mort d'ori‑ gine humaine. Au plan fédéral, le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada inclut les grizzlis parmi les espèces préoccupantes en raison de leur vulnérabilité aux activités humaines et aux évènements naturels. La loi prov‑ inciale de l'Alberta répertorie le grizzli comme menacé, alors que la Colombie‑ Britannique l'inscrit sur sa liste bleue (à surveiller). Selon le site web de Parcs Canada, la population courante des griz‑ zlis des les parcs nationaux des Rocheuses est à : Banff – 65; Jasper – 109; Yoho – 11 à 15; Kootenay – 9 à 16. Sécuriser l'habitat et protéger cette espèce dans les parcs nationaux, nos zones les plus protégées, est donc essentiel. Protéger l'ours grizzli et la santé des écosystèmes n'est pas seulement la responsabilité de Parcs Canada comme gestionnaires de ces régions. C'est aussi le devoir des exploitants des parcs comme le CAC de respecter rigoureusement les politiques et de faire leur part, tant en éducation que dans l'application de ces mesures de protection pour l'ours grizzli, comme limiter l'accès du refuge Guy novembre chaque année : l'évaluation environnementale du projet demandait que les opérations du refuge et l'activité humaine dans Yoho se limitent de façon saisonnière aux périodes où la plupart des espèces sauvages sont en hibernation et que les perturbations humaines sont minimes. La construction du refuge en été et en automne 2015 devait aussi atténuer les perturbations de la faune : les travailleurs entouraient leurs tentes de clôtures électriques en raison de l'activité élevée du grizzli dans la région. Avec un climat légèrement plus humide que dans le reste des Rocheuses, Yoho fournit à la faune un habitat lux‑ uriant. En limiter l'accès aux humains durant les mois d'été est essentiel pour aider les espèces vulnérables. Les ours grizzlis (Ursus arctos) sont considérés comme omnivores, mangeant des plantes et de la viande (laquelle ne représente que 15 p.cent de leur régime). Leurs aliments favoris dans les parcs des Rocheuses incluent les racines d'hedysarum, la shephérdie et le spermophile. Les ours sont des animaux solitaires qui ont besoin d'un bon habitat avec de vastes endroits à parcourir : 1000 à 2000 kilomètres carrés pour les mâles dans le centre des Rocheuses, et 200 à 550 kilomètres carrés pour les femelles. Un bon habitat pour le grizzli exige une quantité suffisante de nourriture, l'accès à un abri, des endroits où se réfugier, un choix de partenaires et la liberté de toute intervention humaine. Les ours ont besoin d'un environnement prévisible, surtout les femelles qui ont des petits. Préserver un habitat où les ours ne rencontrent pas de gens aide à réduire le stress et les difficultés chez les uns et les autres. Cela aide à éliminer les interactions négatives potentielles, comme l'habituation (familiarisation) aux humains et à leur nourriture, qui mène souvent au retrait des ours et à la mortalité. Dans la gestion des parcs nationaux, le maintien de la sécurité de l'habitat des ours grizzlis est un indicateur de l'intégrité écologique globale (santé des écosystèmes), et mandaté légalement selon la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Désormais extirpé (localement éteint) de l'essentiel de l'Amérique du Nord, Pour protéger les grizzlis, le refuge Guy n'ouvre qu'en hiver par anne-Marie syslak P erché sur un col au nord de la crête Yoho qui surplombe le Glacier des Poilus dans le parc national Yoho en Colombie‑Britannique, se trouve le refuge Louise et Richard Guy, le nouveau refuge du Club alpin du Canada de la traversée de ski qui parcourt les glaciers Wapta et Waputik. À 2,600 mètres de hauteur à proximité du Mont des Poilus, l'emplacement du refuge clôt le lien de la traversée entre le refuge Bow au nord et le refuge Stanley Mitchell au sud. À mi‑chemin de la traversée Bow‑Yoho, ce refuge assure aux skieurs en arrière‑pays un voyage plus aisé et sécuritaire. Cependant quand la neige fond et que la vallée luxuriante de Yoho reprend vie, les mordus de plein air doivent changer leur utilisation des habitats. En été, le CAC ne prend pas de réservations pour le refuge Guy, car la route qui y mène tra‑ verse une zone d'habitat essentielle pour les grizzlis. En fait, l'approbation pour construire le refuge a été obtenue de Parcs Canada sous la stricte condition qu'il soit utilisé seulement en hiver. Le refuge ferme donc entre le premier mai et le 30

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