Alpine Club of Canada

Summer2016Gazette

Issue link: http://acc.uberflip.com/i/699732

Contents of this Issue

Navigation

Page 7 of 31

bon de voir beaucoup plus de femmes traverser chaque année les examens du GACM en route vers leur certification de guides de montagne. Pourtant, quand un groupe de femmes se rassemble pour un cours de leadership des femmes, quelque chose d'extra‑ ordinaire se passe. Cinq mots viennent à l'esprit : Capacité — Les femmes ont les compétences techniques et non tech‑ niques de diriger en arrière‑pays. Certaines sont meilleures à l'une ou à l'autre, mais toutes ces compétences s'apprennent. En cela, les femmes et les hommes sont égaux. Le cours de leadership des femmes du CAC permet aux femmes d'acquérir ou d'actualiser ces compétences en les mettant en pratique en situation de leadership immédiate‑ ment. L'accent porte sur la direction et la prise de décision — ce qui peut préparer les femmes à tout, que ce soit d'avoir une voix en voyage avec des amis ou d'avoir la confiance nécessaire pour diriger des voyages du CAC. Force — Il est difficile de disputer l'avantage des hommes en cette matière. Il y a une grande différence entre un homme de six pieds pesant 180 livres et une femme de cinq pieds cinq pouces qui pèse 120 livres, mais celle‑ ci n'a rien été d'environ 55 pour cent vs. 45 pour cent. Comment se fait‑il que le nombre de dirigeantes dans les sections et les camps nationaux ne reflètent pas ces chiffres? Je n'ai pas de réponses à cela. D'autres organisations ne sont pas à l'abri de cette disparité — l'Association des guides de montagne canadiens penche beaucoup plus du côté des hommes, même s'il est L'autonomisation : un genre naturel de beauté par sandy Walker N ous l'avons toutes vu, ou nous en avons fait l'expérience : pour une raison quelconque, bonne ou mauvaise, beaucoup de femmes confient les prises de décision aux hommes en arrière‑pays. Pas tout le temps ni avec toutes les femmes, mais cela arrive sou‑ vent. Nous gardons la paix et ne luttons pas toujours pour prédominer même quand il le faudrait. Peut‑être qu'il s'agit d'un genre tranquille et confiant de com‑ mandement qui sait qu'il peut prendre le rôle du chef facilement quand c'est nécessaire, mais qu'un soutien discret est souvent plus précieux. Le but de cet article n'est pas de disputer cette question ni d'en creuser les raisons — je ne suis pas une fémin‑ iste ou une experte en psychologie démographique —, mais juste de parler d'un moment et d'un lieu, le cours de leadership des femmes du Club alpin du Canada, où les femmes prennent toutes les décisions et assurent le commande‑ ment tous les jours sans subir la pression sociale d'être moins que des dirigeantes. Beaucoup de femmes à l'avant‑garde du monde de la montagne repoussent les limites et fixent des records dans leurs disciplines respectives d'alpinisme. Depuis le premier camp général d'alp‑ inisme du CAC en 1906, la répartition entre membres masculins et féminins a Les participantes du cours de leadership des femmes descendent la moraine vers le lac Peyto. Women's Leadership course participants descend the moraine toward Peyto Lake. photo: sandy Walker Mère Nature inspire aux yogis de l'arrière-pays une séance hors du refuge Rob Ritchie (Balfour). | Mother Nature inspires backcountry yogis to practice outside Rob Ritchie (Balfour) Hut. photo: sandy Walker

Articles in this issue

view archives of Alpine Club of Canada - Summer2016Gazette