Alpine Club of Canada

SpringGazette2017

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Le Club Alpin du Canada Gazette printemps 2017 9 ski à quelques mètres de phoques et de pingouins qui nous faisaient signe chaque matin et nous accueillaient à la fin du jour avec leurs palmes ouvertes; de skier de hauts sommets rocheux jusqu'au sud de l'océan Atlantique où des icebergs aussi grands que des immeubles d'habi‑ tation éclipsaient la taille du navire. Le flot incessant de présentations à bord de biologistes marins, de géologues, d'ornithologues et d'historiens qui nous équipaient d'une quantité phénoménale d'informations qui nous faisaient com‑ prendre — en temps réel — ce que nous voyions et éprouvions. Passer nos journées avec le meilleur des meilleurs entre gens d'intérêts communs de partout dans le monde : les guides UIAGM représentai‑ ent 10 pays et les skieurs 18. L'incroyable réalisation de se trouver la tête en bas sur le dessous du globe avec des skis aux pieds (!?!) sans tomber dans l'espace. La joie de skier dans le cratère d'un volcan actif un jour de ciel bleu calme et clair. Apprendre que davantage de gens ont escaladé l'Everest que skié en Antarctique (mais plus pour longtemps) et se sentir lié soudain aux explorateurs de l'ère Shackleton. Il n'y a pas eu de souffrance, mais j'ai beaucoup d'histoires à raconter. Or J'aurai eu beau employer tous les adjectifs superflus disponibles pour décrire cette expérience, aucun ne lui ferait vraiment justice. Il faudra beaucoup de mois pour digérer tout ce que nous avons appris, expérimenté et ressenti sur ce voyage. C'est confirmé : le ski de randonnée antarctique, ça renverse. Résidente de Canmore et membre de longue date du CAC, Sandy Walker est ancienne vice-présidente des sections, une bénévole énergique aux niveaux section et national ainsi qu'une aventurière insatiable. Les longues heures de jour de la saison nous fournissaient déjà bien assez d'heures pour skier. Nous avons skié des îles comme Livingston, Half Moon, Bluff, Rongé et plusieurs autres dont je n'avais jamais entendu parler, mais que je n'oubli‑ erai jamais. À la fin de chaque expédition, le Zodiac™ en attente nous ramenait au navire, naviguant les icebergs et la glace de mer en route, les albatros et les pétrels antarctiques nous accompagnant du haut des airs. Évidemment, j'ai découvert que les meilleures histoires à raconter sont celles où les choses tournent mal. Du « plaisir de type 2 » impliquant la douleur sur le moment, mais qui se raconte avec émo‑ tion pendant des années. Or rien n'a mal tourné pendant ce voyage. Alors, qu'est‑ce qui rend le ski en Antarctique si remarquable? La com‑ plète et absolue surcharge sensorielle de l'émerveillement qui nous a accablés tous les jours. Nous la respirions par nos pores. C'est une question de faire du ce qui concerne la souffrance à bord, le plus proche que nous ayons eu à manger de la graisse de phoque crue fut quelques merveilleux plateaux de sushis créés par le chef à bord. Les sept jours suivants sont un flou d'expériences extravagantes et quo‑ tidiennes. Chaque matin, un Zodiac™ nous emmenait au rivage où nous nous préparions et commencions notre journée de randonnée en ski. Comme il est interdit de manger sur les terres de l'Antarctique par l'IAATO (Association internationale des voyagistes antarctiques, dont le mandat est de « défendre et promouvoir la pratique de voyages dans le secteur privé qui soient sécuritaires et respectueux de l'environnement en Antarctique ») pour s'assurer qu'au‑ cune semence ou déchet ne modifie l'écosystème actuellement intact de l'Ant‑ arctique, nous retournions au navire la plupart du temps pour le lunch avant de naviguer vers une autre île ou une autre partie du continent même en après‑midi. Brian Lambert parcourt un volcan récemment actif. Brian Lambert skins up a recently-active volcano. photo: sandy Walker VI Section hut project excerpt froM the vi section hut proJect Website T he west ridge on Vancouver Island's 5040 Peak has been chosen as the location for the VI Section's first hut. It overlooks the pristine waters of Cobalt Lake and has picturesque views of Triple Peak and e Cats Ears. e hut site is 35 kilometres west of Port Alberni, located at 1,350 metres elevation. is scenic alpine area provides wonderful summer hiking and fantas‑ tic backcountry skiing terrain. e hut will be accessible year‑round to users and groups to hike, ski and snowshoe in the alpine. Find out more at: www.huts.accvi.ca ACC Executive Director Lawrence White presents a $40,000 cheque for the Vancouver Island Section's hut project to Project Manager Chris Jensen (volunteer) at the Section's AGM on January 28, 2017. photo: ken Wong

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