Alpine Club of Canada

Gazette, Spring 2018

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Contribute to the ACC by purchasing your summer 2018 rock guidebooks from our online store. alpineclubofcanada.ca/store Le vélo de montagne aide Kylee Toth Ohler à garder la forme requise pour les compétitions mondiales de skimo. photo Kent toth / Mountain biking helps Kylee Toth Ohler maintain the fitness she needs to compete at Skimo World Cup levels. photo: Kent toth Le Club Alpin du Canada Gazette printemps 2018 19 championnat mondial de ski de vitesse où les autres équipes d'athlètes ont leurs combinaisons, leurs véhicules, leurs entraîneurs, leur personnel de soutien, etc. Il y avait des hélicoptères, c'était télévisé, on sentait que c'était très commercial, professionnel et peaufiné comme un sport vraiment développé. La compétition était d'élite et son équipement pesait deux fois moins que le mien. C'était une grande et très exigeante expérience d'apprentissage, mais j'ai aimé me trouver en compétition sans avoir trop d'attentes ou de pression. Qu'est-ce que vous avez appris de plus précieux en compétition? Comme j'ai fait ma première course en patinage de vitesse à cinq ans, j'ai été en compétition pas mal toute ma vie. J'ai connu certaines de mes pires déceptions et certains de mes meilleurs moments à vie dans les compétitions. On apprend comment s'entendre avec les autres, com‑ ment gagner, comment perdre, comment faire face à la déception, à l'angoisse et à ce qu'on ne peut pas contrôler; on apprend à se concentrer et se surpasser. Votre meilleure compétition? Pierra Menta en France, 2017, avec Michelle Katchur Roberts, ma coéquipière et amie. Une course de quatre jours où on couvre entre 2500 et 3000 mètres de terrain par jour. Toute ma famille est venue la voir incluant ma mère et mon mari, Ben Ohler. Ça a été l'aboutissement de beaucoup d'entraîne‑ ment et de passion de la part de Michelle et moi. Comme nous avons été les deux premières femmes canadiennes à finir la course, je suis fière de cette réalisation. Quelles habiletés en skimo sont les plus exigeantes pour vous? L'une d'elles est de pouvoir mieux glisser sur les sections plates. Je n'ai pas d'antécédents nordiques, donc j'ai natur‑ ellement tendance à courir ou à piétiner, ce qui est lent et inefficace. Qui sont vos modèles les plus importants? Mon modèle sportif le plus exem‑ plaire est mon amie proche, Mélanie Bernier. Elle a posé les bases du skimo féminin canadien. Elle est la seule femme canadienne à s'être placée parmi des tops 3 mondiaux en sprint et a fini souvent parmi les dix meilleurs. Elle est aussi très bonne et généreuse pour partager ses connaissances. J'espère que l'on restera dans cette culture à mesure que notre sport grandit, car si nous partageons nos connaissances et nos conseils et nous entraidons nous allons toutes, collective‑ ment, nous améliorer. Mon modèle de vie le plus influent est incontestablement ma mère. Elle est courageuse, aimable et compatissante, et est la personne la moins égoïste que je connaisse. J'aspire à lui ressembler en tant que personne et en tant que mère. Comment trouver l'équilibre entre la course, l'entraînement et la maternité? Mes garçons ont quatre et six ans. L'équilibre n'est pas toujours facile, encore moins à la saison des courses. Comme mes enfants sont très importants pour moi, j'organise tout mon entraînement autour de mes tâches de mère — quitte à me retrouver sur un tapis de course à dix heures du soir. Entre fin décembre et mars, toute l'énergie va à la course, à mes garçons, et au maintien des activités de la vie normale. Hors de ces mois, je mets plus d'énergie aux activités familiales, aux amis, au camping et à la randonnée. J'ai la chance d'avoir beaucoup de soutien fam‑ ilial, par exemple de mes grands‑parents. J'aime tellement la compétition que c'est là que je puise mon énergie. À 33 ans, je ne mène pas la vie traditionnelle d'une mère de deux garçons, mais ça me va. Qu'est-ce que vous préférez et quels sont vos plus grands défis en skimo? Le skimo m'a donné la chance d'ex‑ plorer et voir des lieux dont je n'avais même pas rêvé — skier en Suisse, en Autriche, en Italie, en France; monter au sommet de plusieurs montagnes en Alberta ou en Colombie‑Britannique. Il a ouvert mon regard sur la beauté et la grandeur du monde qui nous entoure. Et mon plus gros défi est le combat constant entre le temps passé loin de ma famille, le risque et mon envie de repousser les lim‑ ites. Il y a tant d'objectifs que j'aimerais essayer, mais comme mère je veux être responsable et sensée avec mon temps et ma tolérance au risque.

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